jeudi, 29 mai 2008

Un Conte de Noël et Manoel de Oliveira

    Un Conte de Noël d'Arnaud Desplechin était en compétition à Cannes. Les critiques semblent reprocher à Desplechin de faire du Desplechin… Personnellement j'ai bien aimé ce film. Je l'ai trouvé plein d'authenticité. Certaines scènes m'ont semblées familières, presque sorties de mes réunions de famille. Les relations entre frères et sœurs sont particulièrement bien filmées. L'impossibilité de pardonner certaines choses aussi. Ce sont des thèmes qui me touchent et qui, je trouve, sont bien abordées dans ce film. Alors si dans ce film Desplechin fait du Desplechin, je vais m'empresser d'aller jeter un coup d'œil à d'autres films de lui, avec en première position Rois et Reine, qui vaut le détour paraît-il.

    Également, cette quinzaine cannoise a célébré le réalisateur Manoel de Oliveira qui fêtera ses cent ans le 11 décembre prochain. Ce fut l'occasion pour moi de me remémorer ce film de lui, intitulé Je rentre à la maison, que j'avais vu au cours d'une soirée au cinéma organisée pour l'internat dans lequel je me trouvais en seconde. Je ne me souviens pas m'être plus ennuyée pendant un film que ce soir là (à part peut-être J'ai toujours rêvé d'être un gangster ou Peur(s) du noir…). Je me souviens que l'amie qui avait organisé cette sortie (parce qu'elle avait particulièrement envie de voir ce film) s'était faite charriée par tout l'internat pendant un bon mois après la projection. Je crois que tout le monde s'était ennuyé ferme. Il me semble qu'elle avait tout de même fini par admettre que le film ne valait peut-être pas le coup de déplacer tout un internat… Enfin, sans cette anecdote j'aurais probablement oublié que j'avais vu ce film. Quoique je n'ai plus le moindre souvenir de l'intrigue du film…

 

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