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vendredi, 30 novembre 2007

Today's Random Article

I often play the game of reading a Random article on wiki. Most of the time it deals with things I had never heard of. Once more today it's about Hydra viridissima. The picture is quite beautiful and interesting at least:

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Contrairement à moi mon ordinateur penche à droite

Je crains que mon fidèle compagnon depuis trois ans ne tarde pas à m'abandonner. En effet je dois à présent attendre au moins un quart d'heure qu'il s'éveille et chante et il refuse toute requête si je ne le penche pas vers la droite.C'est triste mais je vais devoir lui trouver un remplaçant qui sera plus modéré et moins capricieux. Je veux quand même rendre hommage à ce fidell compagnon qui m'a suivi pendant trois ans dans mes déambulations autant électroniques que géographiques. Nous avons connu des moments difficiles (enfin surtout lui), plusieurs sauvetages sur le fil ont dû être opérés, mais là nous arrivons au terme de cette riche collaboration! Ce fut un plaisir.

mercredi, 28 novembre 2007

la grande place du petit écran

Je suis à chaque fois sidérée de l'importance de la télévision chez certaines personnes. Étant donné que je travaille régulièrement au contact de lycéens j'ai l'occasion de voir chaque semaine la place que la télé prend dans leur vie. Les internes dont je m'occupe mangent à toute(s?) berzingue(s?) pour pouvoir aller regarder je ne sais quelle émission de télé avant que la deuxième étude ait lieu. En moins de 10 minutes le repas est englouti ce qui laisse 40 minutes pour regarder la télé...L'autre jour une élève m'a même demandé (supplié serait plus le mot en fait) si elle pouvait louper la deuxième étude parce qu'il allait se passer un truc trop bien dans son feuilleton...Et elle a eu l'audace de me le demander comme ça (CASH comme ils disent les lycéens...) sans gêne aucune, comme si je lui devais bien ça. Son petit regard implorant était assez amusant en y repensant. (On pouvait y lire un truc du type:"Allez, s't'eu plaît?Sinon je vais rien comprendre à ce que mes cop's vont raconter demain à la récré...). Je ne dirai du fait que ces mêmes élèves qui sont tellement accroc à la télévision ne sont même pas au courant de la raison des grands mouvements sociaux qui ont lieu en France depuis plusieurs semaines...(Bon déjà ils sont au courant qu'il y a des mouvements sociaux...Informés quand même hein?).
(J'ajoute que je ne regarde plus la télé, ou si seulement les chaînes d'info de temps en temps).
Il y a un film qui parle des addictions en général et de celle à la télévision plus particulièrement, c'est le génialissime Requiem for a Dream (qui m'a définitivement confortée dans mon dégoût pour la télévision). Bien sur c'est une situation extrême et les lycéens dont j'ai la charge en sont pour la plupart encore assez éloignés mais je me dis que s'ils ont déjà commencé à sacrifier et à réduire le temps du dîner afin que leur temps devant la télé augmente c'est déjà un premier pas.

Mouais...

"Le pessimisme est le nom que les optimistes donnent au réalisme"

                                                                        Woody Allen

mardi, 27 novembre 2007

Scène d'internat...

L'autre soir...
Alice, Margueritte, et Bécassine, sont des élèves.
Bécassine est malade et ne se sent pas bien.(la gastro l'a guette...)
Alice est assise (vautrée?) dans le couloir, au téléphone.
Marguerite vient me voir dans ma chambre (de pionne, eh oui!):
Margueritte: Euh, on a mis le matelas de Bécassine par terre comme çà si elle se sent pas bien elle aura pas besoin de descendre de son lit pour aller au toilettes.
Moi: Ok, pas de problème. Dis lui qu'elle n'hésite pas à venir me réveiller si elle ne se sent vraiment pas bien.
Margueritte: Ok, bonne nuit.
Alice à Margueritte: Alors elle va crever?
Margueritte:Quoi?
Alice:Elle va crever Bécassine?
Margueritte: Non j'crois pas...

Pour information cette scène n'est pas une fiction et a bel et bien eu lieu dans l'internat où je travaille...Cependant les noms ont été changés ce qui donne un côté un peu plus comique à la chose. Ces jeunes filles sont au lycée, elles ont donc entre 15 et 18 ans...Pour information.
Au cas où cela inquièterai quelqu'un, sachez que Bécassine n'est pas venue me réveiller cette nuit là (et puis quoi encore!) même si elle a passé une très mauvaise nuit.

lundi, 26 novembre 2007

Je me demande bien pourquoi...

... à chaque que j'écoute une célèbre radio (spécialisée dans les musiques d'avant les années 90) je connais quasiment toutes les chansons par coeur...
Est-ce cela qu'on appelle la "culture populaire française"?

 

Drôle de contraste...

Je lisais l'autre jour un article sur les revenus des chefs d'état.
J'étais au même moment en train de discuter avec une amie sur la messagerie instantanée. Cette amie me faisait part de sa détresse car elle avait quelques problèmes financiers dus à un retard dans le versement de sa bourse.
Quel contraste frappant! Nous vivons donc dans des mondes qui n'ont rien à voir. Nos réalités sont tellement éloignées, opposées. Quelques jours de retard dans le versement d'une maigre bourse et c'est une vraie galère...Alors qu'au même moment certains augmentent (ce que j'appelle) leur "argent de poche" de 172%...

A-t-on entendu parler d'une quelconque réforme des régimes spéciaux des députés?

dimanche, 25 novembre 2007

Damien Rice et ça repart!

 

 

J'adore cette version de Rootless Tree. Elle est même mieux que l'originale. Un concentré de douceur et de tendresse. Juste quatre minutes dix de pause et de sérénité dans la journée...

Il y a 148 ans et 1 jour...

Le 24 novembre 1859 Darwin publiait le livre qui révolutionna tout: The Origin of Species

Vous allez me dire "et après"? En fait si on y réfléchit ne serait-ce qu'un instant on s'aperçoit que ce livre a été révolutionnaire à l'époque de sa parution. Il faut se dire qu'avant cela la majorité des hommes croyaient que tout avait été créé par Dieu "tel quel". Imaginez le travail intellectuel de ce cher Charles pour remettre en question toutes ces choses que tout le monde croyait vraies. Imaginez également le courage qu'il lui a fallu pour publier ces recherches au risque de passer pour un fou!

Rétrospective...(en VF)

Jeudi 15 novembre: journée difficile en perspective. S'être engagée dans quelque chose. Avoir donné rendez vous la veille à quelqu'un à 8h30 ce jeudi même en sachant pertinemment qu'une heure et demie de route me sépare du lieu de rendez-vous.

Entendre le réveil sonner à six heures alors que je me suis endormie à trois . Se rendre compte que j'ai dormi en trois nuits le nombre d'heures que je dors normalement en une . Se dire que la journée va être longue mais y aller quand même (pas avec le sourire, il est encore trop tôt).

Arriver à l'heure dite au rendez vous. Ranger des tables et des chaises. Voir des amies arriver pour venir aider. Le sourire commence à être envisageable, il est  neuf heures moins le quart...Neuf heures, se réunir entre étudiants, somnoler pendant que les autres débattent. Dix heures et quart, fin de la réunion.

Aller en groupe, en troupeau, suivre bêtement...Se faire refuser l'entrée de l'université par une bande d'étudiants aussi déterminés que nous. Les contourner. Entrer finalement dans la fac, une petite victoire déjà. Entendre vaguement mes camarades répéter en boucle les mêmes discours, comme pour se rassurer et s'assurer qu'ils sont dans leur droit, qu'ils ont raison. Monter des marches, marcher dans des couloirs. Toujours en groupe, plus que jamais en troupeau. Frapper à une porte, écouter ce que l'on avait envie d'entendre. Redescendre des marches, marcher dans d'autres couloirs. Faire une pause, perdre la trace du troupeau. Chercher la sortie, la trouver et retrouver le troupeau par la même occasion. Discuter un petit quart d'heure avec ceux qui sont comme nous et auxquels nous sommes pourtant opposés.

Repartir, marcher dans les rues. En avoir marre de ces phrases répétées mille fois depuis le matin. Est-il besoin de répéter sans cesse les mêmes choses si on est tellement surs d'être dans notre bon droit? Marcher dans les rues, dans le froid. Avoir envie de m'arrêter,de faire une pause, de prendre un thé. Mais non il faut suivre le troupeau...Attendre maintenant dans le froid que les médias arrivent et filment notre « action du jour ». Attendre encore mais dans la chaleur d'un poste de police maintenant. Tourner en rond pendant encore une heure et toujours ces phrases qui courent, qui se multiplient et qui donnent à celui qui les prononce le sentiment d'appartenir au groupe, d'être intelligent et engagé pour une cause...

Ressortir, laisser le troupeau se disperser, l'éviter. Marcher quelques pas avec une amie. Séparer nos chemins. Marcher seule dans les rues, chercher de la chaleur au fin fond de mes poches. Se faire rattraper par une autre amie et lui proposer de déjeuner ensemble. Passer un moment sur Internet, et retourner dans le froid, marcher vers ma voiture en compagnie de la même amie.

Rouler vers la périphérie de la ville, écouter Django dans la voiture, un peu de réconfort. Commander dans un fast-food infecte mais peu onéreux. Picorer, discuter, essayer de parler d'autre chose. Impossible. Parler devient compliqué, formuler des phrases correctes et sensées aussi. Repartir du fast-food le ventre vide et déposer mon amie en centre ville.

Repartir.

Rouler encore et encore. Heureusement que Django est là. Ne penser plus qu'à cette situation dans laquelle nous nous embourbons. Ne plus penser qu'à çà et à dormir. Heureusement que Django est là. Rouler encore, trop vite...Arriver chez moi, il est 15h30. S'apercevoir que la journée est loin d'être finie. S'accorder une petite heure et dormir.

16h30, repartir...

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